Propriétés thérapeutiques du café Les effets du café sont multiples et incomplètement étudiés. La caféine augmente la pression artérielle, augmente la résistance vasculaire et provoque une augmentation de l'activité de la rénine. Les mécanismes de ces effets demeurent inconnus. Toutefois, la caféine est un agoniste connu des récepteurs à l'adénosine, récepteurs dont l'activation pourrait expliquer les effets décrits ci-dessus, sans qu'on connaisse le détail des cascades de réactions biochimiques en aval de ce récepteur et aboutissant au final à l'effet observé.

La caféine du café a des effets sur le système cardiovasculaire : stimulation du cœur et augmentation de la fréquence cardiaque. Le café possède par ailleurs un effet hypertenseur et est déconseillé aux patients atteints de troubles cardiovasculaires graves ou chroniques. Cependant une étude suggère un effet antihypertenseur des grains de café vert sur un modèle animal d'hypertension. Une étude suggère que le café pourrait exercer son activité sur le système cardiovasculaire d'un organisme soumis à un exercice dynamique (exercice) en modifiant les paramètres comme la conductance vasculaire prise sur l'avant bras ou la vitesse du flux sanguin mesurée dans la même région au cours de l'exercice.

Les effets du café sur le système cardiovasculaire demeurent donc largement à déterminer et il n'est pas possible de tirer une conclusion sur son innocuité ou sa nocivité.

Le café apporte aussi des minéraux (potassium), de la vitamine B3. Cependant, il diminue aussi l'absorption de certaines vitamines B et du fer.

D'un point de vue épidémiologique, certaines études établissent des corrélations statistiques entre la prise de café et divers paramètres de santé. Par exemple, une étude suggère que la consommation régulière de café pourrait réduire légèrement la mortalité globale. Cet effet serait plus marqué avec du café décaféiné.

D'autres résultats, corrèlent la prise de café avec une plus faible incidence de diabète de type II. Cela semble être vrai tant pour le café normale que pour le café décaféiné et le thé. Ce fait n'a pas d'explication satisfaisante.

Une corrélation entre consommation de café et diminution du risque de goutte chez les hommes a aussi été suggérée. Cette diminution peut atteindre 40% à partir de 4 tasses par jour. Cette relation n’a pas été retrouvée avec le décaféiné ou le thé. Selon cette étude, le café serait bénéfique également contre la maladie d'Alzheimer, le Diabète de type 2 (aussi appelé « diabète insulinorésistant » ou « diabète de l'âge mûr »), le cancer du foie et sans doute certains autres cancers (l'étude se poursuit).

Outre la caféine, d'autres éléments constitutifs du café ont été corrélés à divers processus métaboliques. Par exemple, la présence d'antioxydants comme l'acide chlorogénique dans le café préviendrait les dégâts cellulaires dus aux radicaux libres. Selon l'ASIC (l'Association Scientifique Internationale du Café), cette action « anti-âge » serait due aux poly phénols contenus dans le café mais serait à relativiser car le café « a aussi bien des effets bénéfiques que nuisibles in vitro, ces effets étant dépendants de la dose ».

En conclusion, il est difficile de dire si le café est dans l'ensemble bénéfique ou nocif dans l'état actuel des connaissances.